Retour à la semaine à 4 jours 1/2 : Ne se trompe-t-on pas de chemin ….

Vous trouverez ci-après un article paru sur Le Monde du 14 Novembre 2012. A la lecture des ces lignes, la FCPE de Bois-Colombes regrette l’absence des parents d’élèves dans le débat. 

En effet, concernant la préparation des affaires scolaires et périscolaires pour un retour à la semaine de 4 jour et demi, la mairie travaille dans différentes directions en fonction des éléments – infos ou intox – qu’égrènent, au fil des semaines, les médias !

Mais même, si la FCPE comprend, pour la municipalité, la difficulté de faire face à toutes ces modifications, elle appelle de ses voeux à une concertation avec l’ensemble des partenaires scolaires de la commune.
2013 va arriver très vite … et la FCPE pense qu’ il faut que chaque commune anticipe individuellement (puis collectivement) toutes ces éventuels décisions par une concertation préalable. Ceci afin de connaître les enjeux d’une telle modification pour le quotidien scolaire de nos enfantsdes enseignants et des familles,  
Enfin, en voyant le débat se focaliser médiatiquement sur “les rythmes scolaires” : 4 jours 1/2 ? 5 jours ? 4 jours ? … le mercredi matin ? le samedi ? … la FCPE de Bois-Colombes se demande si on ne trompe pas sur l’objet même de cette refonte scolaire ; à savoir la lutte contre l’échec scolaire.

L’article

” Peut-on réformer les rythmes scolaires ? Si le retour aux quatre jours et demi d’école par semaine – contre quatre aujourd’hui – semblait faire consensus, les négociations sur la mise en œuvre de la mesure se révèlent ardues.

La grand-messe de l’été sur la “refondation” de l’école est déjà loin. Après les beaux discours qui ont célébré l’intérêt de l’enfant, affirmé la nécessité d’une journée d’école plus courte, d’une semaine continue et d’une année scolaire plus équilibrée – le tout pour favoriser les apprentissages –, retour à la réalité. Aux questions de financements et de temps de travail. Autrement dit, aux intérêts des adultes.

Le deuxième round des négociations, engagé lundi 12 novembre, semble donner l’avantage aux enseignants plutôt qu’aux collectivités. A ces dernières, le ministère a demandé un effort considérable: trois heures de prise en charge supplémentaire par semaine, sous la forme d’activités périscolaires – sportives, culturelles, artistiques… Les enseignants, eux, peuvent souffler, car on ne leur demande pas de travailler plus. “La dynamique repart dans le bon sens”, se réjouit l’UNSA-Education. La fédération estime que le premier scénario, mis sur la table des négociations le 15 octobre et jugé “inacceptable” par tous les syndicats d’enseignants, est d’ores et déjà “enterré”. Dans cette première mouture, il leur était demandé d’assurer une aide aux devoirs en classe entière une demi-heure chaque soir, soit deux heures par semaine. Un effort de même importance était demandé aux communes.

“TOUT RESTE À FAIRE”

Dans le nouveau scénario, il n’est plus question d’aide aux devoirs, disent les syndicats. Les enseignants continueraient à travailler vingt-sept heures par semaine, dont vingt-quatre heures d’enseignement. Les trois heures en plus le mercredi matin seraient compensées par des journées raccourcies de trois quarts d’heure les lundi, mardi, jeudi et vendredi (5 h 15, contre 6 heures actuellement). Outre une compensation financière que le ministère n’a pas exclue, SE-UNSA et SNUipp-FSU, majoritaires dans le premier degré, revendiquent un allègement du temps de service en échange du mercredi travaillé.

Le SNUipp-FSU se veut prudent : “Tout reste à faire, affirme son secrétaire général, Sébastien Sihr. Alors qu’on allait dans l’impasse, il y a aujourd’hui un progrès. Mais on ne sait pas précisément ce qui se passera après que la cloche a sonné.” Les interrogations portent sur le devenir de l’aide personnalisée, des temps d’animations pédagogiques, de réunions d’équipe… tout ce qui constitue le temps de travail “hors la classe” des enseignants, et qui représente 108 heures dans l’année.

Le sujet est au programme des discussions bilatérales qui reprendront cette fin de semaine et se poursuivront pendant quinze jours. Est également prévue une table ronde réunissant tous les protagonistes, à l’exception des syndicats SUD et FO. Ce dernier estime, dans un communiqué, que “le ministre n’a répondu à aucune question sur la perte de rémunération des personnels liée à une demi-journée de travail supplémentaire”.

La question des rythmes, si elle focalise l’attention, ne devrait pas être développée dans la loi d’orientation et de programmation sur l’école dont la présentation en conseil des ministres, initialement prévue le 19décembre, pourrait être reportée en janvier.

En mettant de côté son premier scénario, Vincent Peillon a-t-il reculé? “C’était un schéma d’entrée en négociations destiné à évoluer au gré des discussions”, explique le ministère, qui récuse tout recul. L’engagement de campagne de François Hollande – un retour à neuf demi-journées d’école dès septembre 2013 – est en passe d’être tenu. Tout comme celui d’un allègement des journées, même s’il peut sembler modeste en portant sur moins d’une heure. Reste qu’on ne pourra pas parler d’une “refondation” des rythmes tant que M. Peillon ne se sera pas emparé de l’organisation de l’année et des vacances scolaires”.

Article du MONDE – édition de 14 Novembre 2012  (cliquez sur le lien pour retrouver l’intégralité des autre articles proposés sur le sujet et notamment celui intitulé “Adapter localement les rythmes scolaires” ).

L’équipe de FCPE Bois-Colombes Sud.

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