Suites de la rixe devant le collège Mermoz.

Vous avez peut-être entendu parlé d’une bagarre ayant opposé trois lycéennes devant le collège Mermoz allant jusqu’à des blessures par arme blanche sur deux d’entres-elles.

Des bagarres entre jeunes peuvent arriver, mais l’utilisation d’arme blanche et surtout le fait que cela se soient déroulés dans un lieu fréquenté par de nombreux enfants de tous âges pose questions.

Les associations de parents d’élèves (APE) dont la FCPE ont pris cet évènement très au sérieux et participent aux réflexions pour éviter, à l’avenir, que cela se reproduise.

C’est dans ce but, que la FCPE et l’ensemble des APE du quartier nord de la ville se sont donné rendez-vous mercredi 28 mars avec M. le Maire et ses adjoints, le commissaire divisionnaire de la police nationale et son adjointe, le chef de service de la police municipal, la principale du lycée Balavoine et des riverains.

Les faits.

Lundi 19 mars 2018, deux filles d’un établissement d’un autre quartier s’étaient données rendez-vous près du collège Mermoz pour une rixe après des conflits sur un réseau social qui les ont opposées à une lycéenne du lycée Balavoine. Les deux premières étaient venue armées de barres de fer et la troisième d’un couteau.

Quelques minutes avant, une patrouille de la police municipale était dans le quartier mais a été appelé pour une autre bagarre dans le sud de la ville, la seconde voiture de la police municipale, stationné aux abords du lycée Camus, était déjà proche de cette première bagarre. Pendant ce temps, les caméras de vidéosurveillance situées aux abords du collège Mermoz ont permis de voir assez rapidement un attroupement de 30 à 40 jeunes allant du lycée Balavoine au collège Mermoz. Cet attroupement entraîne le demi-tour de la voiture de patrouille qui revient donc sur le quartier.

Avant que la voiture arrive sur site, la tension est montée très vite entre les 3 filles. En à peine 3 minutes, les coups de couteau étaient portés et la fille responsable de ces coups était en fuite. Quelques instants après, la patrouille est arrivée sur place et les 2 agents ont commencé par pratiquer les premiers soins aux blessées, ont appelé les secours et ont commencé à ramener le calme auprès des autres jeunes qui s’étaient amasser autour de la rixe.

Rapidement, d’autres effectifs de la police municipale sont sur place et ce sont 9 agents de la police municipale qui accueillent les pompiers et la police nationale arrivés quelques minutes après.

La jeune fille ayant porté les coups de couteaux étant connue des services de police et à partir des vidéos de caméras de vidéosurveillance, elle a rapidement été identifiée et a été interpellée le lendemain matin pour être présentée devant le juge très rapidement.

Les deux filles blessées ont été transportées à l’hôpital et ressortiront quelques heures après avec des blessures qui ne laisseront pas de séquelles physiques.

Points d’inquiétudes et solutions envisagées.

Lors de la rencontre, plusieurs points ont été évoqués :

  • traumatismes des enfants du collège et des écoles.
  • craintes d’une dégradation de la sécurité du quartier.
  • craintes de représailles suite à cette affaire et donc de nouveaux actes de violence.

Pour le commissaire, il est compliqué de repérer la préparation de ce type de rendez-vous, en particulier, comme ici, lorsque le début des conflits se fait sur les réseaux sociaux et qu’ils impliquent des élèves d’établissements différents.

Il a précisé que malgré cela la majorité de ces rixes sont déjouées avant même d’avoir lieu. Les moyens les plus efficaces pour les éviter sont les signalements que peuvent faire remonter les établissements scolaires (infos recueillies par les CPE par exemple), les parents ou toute personne ayant eu des informations sur la préparation de ce type de rendez-vous.

Nous apprenons également par la principale du collège que la lycéenne de Balavoine est également convoquée pour une autre affaire (interne à l’établissement) à un conseil de discipline et qu’elle risque d’être renvoyée du lycée.

Plusieurs actions seront menées dans les semaines qui viennent :

  • Le risque de représailles est un sujet que la police a bien en tête et tâche de prévenir dans ce genre de situation.
  • Dans les semaines qui viennent, la police nationale et municipale assurera une augmentation de la présence policière autour de ces établissements scolaires. Ça sera une mesure temporaire afin de calmer les esprits dans le quartier et s’assurer qu’il n’y ait pas d’effets de contagions.
  • D’autres actions de préventions seront mises en place : il y aura des sensibilisations dans les établissements scolaires par les équipes éducatives, dans un premier temps, et par l’officier de prévention de la police nationale qui a déjà pris contacts avec les établissements et qui pourra intervenir dans les classes.
  • Enfin, nous, en tant qu’association de parents d’élèves sommes chargées de sensibiliser les parents sur les réflexes à avoir lorsque vous êtes au courant qu’un conflit entre élèves risquent d’amener à ce genre de situation.

Il faut également rappeler que ce type d’évènement restent très rares sur la ville qui est une villes globalement calme, alors que des événements de ce type sont beaucoup plus courants dans les villes voisines. Toutefois, le fait qu’ils arrivent quand même, rappelle qu’il est important de faire de la prévention pour éviter ce genre de situation. Il ne faut pas hésiter à parler autour de vous si vous entendez parler de conflits naissant entre des enfants, que ça soit les vôtres ou non.

A avoir en tête et à partager :

En cas d’urgence (bagarre imminente) le réflexe à avoir reste d’appeler le 17. Ce sont les plus réactifs.

Si vous entendez parler d’une possible bagarre dans les jours qui viennent, la police municipale peut être prévenue au 01 56 83 87 50 afin qu’elle porte son attention sur l’établissement en question.

Si vous êtes informé de conflits entre élèves qui pourraient dégénérer, n’hésitez pas à contacter les responsables des établissements scolaires qui pourront évaluer la situation et se mettre en contact avec la police.

Enfin, si vous avez des informations dont vous ne savez pas très bien quoi faire, vous pouvez contacter les associations de parents d’élèves (pour la FCPE : contact@fcepboiscolombes.fr) qui pourront évaluer la situation et se mettre en relation directement avec le commissaire divisionnaire.

En espérant que ces gestes simples permettront d’éviter de nouvelles rixes.

 

[Mise à Jour] : Ajout de l’info sur le conseil de discipline.

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